L'église Notre Dame de Brouains 

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L'église Notre-Dame de Brouains est un édifice catholique de la Manche. Sous le vocable de Notre-Dame, elle relève de la paroisse Notre-Dame-de-l'Assomption centrée à Sourdeval.

Comme de très nombreuses églises du département, elle est dotée d'un clocher en bâtière.

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Description architecturale

 

L’église orientée se situe dans le cimetière communal, le long de la D279, près de la Salle Polyvalente.

Plan : L’édifice est bâti selon un plan en croix latine (avec un faux transept saillant) terminé par un chevet polygonal. Le mur gouttereau nord se compose de quatre travées visibles et celui du sud de cinq travées visibles.

Elévation extérieure : La façade occidentale est précédée d’un clocher-porche s’élevant sur quatre niveaux. Le premier est percé d’un portail en plein cintre, le second d’une baie en plein cintre, le troisième d’une toute petite ouverture et le dernier niveau est ajouré, de chaque côté, d’une baie rectangulaire munie d’abat-sons. Le mur gouttereau nord, de l’ouest à l’est, est percé de trois baies en plein cintre suivies du bras du transept qui est percée d’une baie rectangulaire. Le mur gouttereau sud présente la même composition mais il est aussi percé d d’une baie rectangulaire au niveau du chœur. Le chevet polygonal est percé d’une baie en plein cintre.

Sa construction remonte à la fin du 15e siècle. Michel Anger y devient curé vers 1650.

Pierre Lasnon, curé, fait construire les deux chapelles, une dédiée à saint Gilles, l’autre au Saint Esprit au 18e siècle.

Les deux chapelles furent agrandies dans les années 1756,sous l'impulsion indirecte des papetiers de la vallée ,qui employaient de plus en plus d'ouvriers. A cette époque fut crée une confrérie du Saint Esprit et, florissante pendant de nombreuses années ,qui cessa d'exister dans les années 1740. La tour fut construite ,avec le concours des paroissiens ,par le père Jean batiste guytard en 1827.

Vers 1848, on remplace la couverture en bardeau complètement usée par de l'ardoise ; deux petites cloches cassées sont remplacées par deux autres . Deux cloches rythment la vie et les évènements de Brouains :<<Rosalie, Marie ,Victorine >>installée par les soins de Victor Anfray, curé et Louis Roupnel ,maire le 25juillet1849 et <<Marie,Anne,Louise >>rénovée le 19avril 1988, qui pèse 480 kg .Un cadran scolaire est situé sur le mur sud de l'église .  Deux petits autels sont placés dans les chapelles ; de loin on vient en pèlerinage prier saint Gilles qui protège les enfants contre la peur. Des ouvertures sont faites du côté nord de l’église dorénavant bien éclairée et munie de bancs convenables : un pavé régulier en granite couvre le sol de la nef et remplace les pierres difformes jetées ça et là.

Les paroissiens les plus notables étaient pour la plupart fabricants de papier et en 1860, le curé déplore que les usines tournant en continu même le dimanche, les ouvriers de faction ce jour-là ne peuvent assister à la messe.

L'église de Brouains recèle notamment :

  • un maître-autel en bois peint et doré du 18e siècle avec, en son centre, un Christ en bois polychromé.

  • deux statues en bois avec traces de polychromie (17e/18e s.) : Éducation de la Vierge et Vierge à l’Enfant

  • statuette de saint Joseph en bois décapé (18e s.)

  • la pierre tombale de Michel Anger, mort le 24 mars 1677 fondateur du premier séminaire du diocèse

  • les pierres tombales de Marie Lentaigne veuve Palix, Jacques Legraverent, Jullien Guesdon, Jean Le Dieu.

Après la Seconde Guerre mondiale, l'église de Brouains reçoit onze vitraux réalisés par Paul Bony : deux figuratifs dans le chœur et neuf non figuratifs répartis dans l'église.

A droite et à gauche du retable se trouvent deux statues en bois peint des XVII ème  et XVIII ème siècle :

une éducation de la Vierge (Sainte -Anne)et une Vierge à l'enfant. Le Christ, en bois peint et doré du XVII ème siècle ,surmontant le retable était auparavant placé sur une poutre de gloire(et qui succède à une toile ) . Dans le cœur notre regard se porte sur  une statuette de Saint -Joseph en bois décapé du XVIIIème siècle provenant peut-être du rentable . Dans la chapelle latérale sud se trouve au centre d'un rentable en bois peint du début du XIX siècle une statue de Saint-Gilles représenté en évêque mitré, en chape et étole, tenant une longue crosse. Les fonts baptismaux sont en granit .Le confessionnal est de style Louis XV .A l'intérieur ,on trouve plusieurs pierres tombales dont notamment celle de Michel Anger, prêtre, curé de Brouains ,décédé le 24 mars 1677. Ce prêtre était allé étudier à Paris . Après une rencontre avec le père Jean Eudes, il décida de revenir dans le diocèse d'Avranches. Il fut nommé curé à Brouains en 1650. Le petit nombre de communiants lui laissait du temps pour se consacrer au projet formulé à Paris: former des prêtres zélés<<pour la gloire de dieu et le salut des âmes >>. Ainsi dans sa maison de Brouains, il réunit des jeunes qui se destinaient à l'état d'ecclésiastique. Il les formait par des études théologiques. C'est le premier essai de séminaire tenté dans le diocèse d Avranches. Il eut jusqu'à 30 disciples ,parfois plus. Son successeur a certainement contribué à la création du séminaire d'Avranches. Il mourut le 24 mars 1677 et inhumé dans l'église de Brouains dans laquelle on peut voir sa pierre tombale .

Une autre celle de Maris Lentaigne, veuve de Gille Palix, maitre papetier, décédé le 6 janvier 1755 .

D'autres pierres tombales sont celles de curés de Brouains et aussi deux illisibles, gravées aux armes de la famille du Mesnil-Adelée <<d'argent à trois chevrons de gueules >>seigneurs de la paroisse de Brouains du XIV ème au XVIII siècle .

Restauration des statues de l'église de Brouains 

Frédéric Rouchet est restaurateur de sculptures depuis 23 ans. « J’étais parisien auparavant et je me suis installé il y a 20 ans à Granville (Manche). » Dans son atelier rue Notre-Dame, situé au-dessous de son logement, Frédéric redonne une seconde vie aux statues. Pour ce travail, « le diplôme, délivré par l’Institut national du patrimoine, est obligatoire, après cinq ans d’études »

Ses clients sont en grande majorité les communes normandes.

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